Artiste du 19 ème siècle entre tradition et modernité

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EXPOSITION : Un âge d’Or de la Presse 1880-1910 au musée Eugène-Carrière du 30 septembre 2018 au 31 mars 2019

Le peintre Eugène Carrière (1849-1906) dont le musée porte le nom, a été familier des milieux journalistiques. En 1897 il conçoit l’affiche pour le lancement de L’Aurore, quelques semaines avant la publication du fameux J’Accuse ! et apporte sa participation discrète à des journaux engagés comme La Rue ou le Canard Sauvage.

En 1881 la loi sur la liberté de la presse ouvre une ère nouvelle où l’expression se libère : un âge d’Or de la Presse, caractérisé par les tirages spectaculaires des journaux et la collaboration de dessinateurs, affichistes et caricaturistes de talent.

L’exposition présentée démontre la diversité et la vitalité des journaux, du Petit Parisien au J’Accuse publié dans L’Aurore.

Les affiches à l’esthétique « fin de siècle », les unes illustrées des grands quotidiens, les dessins mordants des revues satiriques, une presse féminine balbutiante mais revendicative avec un journal comme La Fronde esquissent les débuts d’une époque de vraie liberté d’expression, d’inventivité graphique et de puissance de l’image.

Œuvres de : Belloguet, Eugène Carrière, Jules Chéret, Honoré Daumier, Aristide Delannoy, Clémentine-Hélène Dufau, Jean-Louis Forain, Faustin, Jules Grandjouan, Granville, Hadol, Ibels, Jossot, Kupka, Léandre, Alfred Le Petit, Jan Metteix, Eugène Ogé, Pilotell, Albert Robida, Roubille, Steinlen, Félix Vallotton.

Prêts : musée Clemenceau, musée Gatien-Bonnet de Lagny sur Marne, collectionneurs privés, Connaissance du Val-Maubuée.

L’exposition sur le site de la DRAC :     http://www.culture.gouv.fr/Regions/Drac-Ile-de-France

 

La Société des Amis d’Eugène Carrière est heureuse de vous accueillir sur son site Internet. Vous y trouverez de nombreuses informations sur l’artiste, et sur le Musée consacré à sa mémoire. Bonne visite !

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Art de suggestion par excellence, l’œuvre d’Eugène Carrière (Gournay/Marne 1849-1906 Paris) évolue vers une monochromie de terre et d’ocre, inspiratrice de Picasso, qui ne retient que les jeux d’ombre et de lumière.  Son art est salué par Gauguin et Maurice Denis mais reste incompris du grand public. Dés les années 1880, Eugène Carrière se lie à Rodin dont il partage l’amitié et les conceptions esthétiques; le sculpteur lui confie l’affiche et la préface du catalogue de son exposition de 1900, au Pavillon de l’Alma. Il est aussi le portraitiste de Verlaine, d’Edmond de Goncourt, d’Isadora Duncan, de Gauguin et de Pablo Casals.

Témoin de son temps, Eugène Carrière participe au mouvement des idées: défense de Dreyfus au côté de Clemenceau et de Zola, émancipation féminine, réflexion sur la peine de mort, l’art dans la démocratie, etc… Jamais dogmatique, il défend un humanisme qui place les droits de l’homme au premier plan.

Précurseur d’un art indépendant, son ultime combat est la création du Salon d’Automne en 1903 dont il est Président d’Honneur.

Il s’éteint le 27 mars 1906 dans son atelier de la Villa des Arts à Montmartre.

Encore méconnu du grand public, son oeuvre exposé dans les musées les plus prestigieux à travers le monde, le Musée d’Orsay, la Tate Gallery de Londres, l’Ermitage à Saint-Pétersbourg ou le Musée d’Art Moderne à New York, reste à découvrir.