Artiste du 19 ème siècle entre tradition et modernité

Philosophie

L’Etat et les Beaux-Arts

Le rôle de l’Etat et des municipalités à l’égard des Beaux-Arts doit se borner à se servir des artistes pour la décoration des monuments et acquérir leurs oeuvres s’ils le jugent nécessaire, la protection sous une autre forme me paraît plutôt nuisible. Pour le prix de Rome, il suffit de voir dans les musées ce que sont devenues les écoles hollandaises, flamandes, etc… Continuer la lecture

Sur le principe de la décoration murale

Le principe de la décoration murale consiste à relier les lignes d’architectures et à les exalter, aussi de tout temps la tapisserie a été conçue comme une surface plane ornée, sans idée d’un relief qui aurait détruit son caractère de fond en attaquant les lignes de construction du monument. Continuer la lecture

Sur le métier d’artiste

Il n’est pas possible de séparer l’intérêt matériel de l’intérêt moral et c’est une mauvaise forme de l’éducation des artistes cette croyance que leur profession échappe aux nécessités communes à tous les labeurs.

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Sur la finalité de l’art

L’œuvre d’art est une manifestation les plus sensibles du désir imposé à l’homme. Une œuvre de Rodin dira la puissance de la fidélité à une vie intérieure, elle dira que l’association de nos pensées est la force révélée, que cet intérêt supérieur est la vraie pratique, que toute autre est momentanée et misérable.  Continuer la lecture

Sur l’harmonie avec la nature

Dans la nature, tout est volumes, plans et proportions, tout est architecture. C’est par des ensembles de paysages comparés par des analyses de ses détails, de leurs proportions d’intérêts entre eux que les hommes se sont formés une idée de l’harmonie, c’est-à-dire de la beauté. Continuer la lecture

Sur la conscience de l’homme

Lorsque les hommes perdent la raison ils s’en remettent au hasard pour connaître de quel côté est la justice. La guerre et le duel ne relèvent donc pas de la morale, mais d’une simple constatation scientifique, de la persistance de la férocité animale dans l’espèce humaine, d’une méconnaissance absolue de ce qui fait la conscience de l’homme. Continuer la lecture

Notes personnelles à Gustave Geffroy (Fondation Custodia)

De bonne heure je me suis mis à dessiner sans savoir pourquoi, le plaisir de reproduire des formes, d’imiter des dessins qui me plaisaient… Ma jeunesse est pleine de souvenirs de nature et absence complètes d’œuvres d’Art. Une curiosité des choses extérieures m’a seule conduit vers la reproduction des formes visibles. Continuer la lecture