Article d’Emile Verhaeren au Mercure de France
« Je clos cette visite aux peintres en insistant sur l’envoi de Carrière. De plus en plus, son art recherche des ensembles et voisine avec la sculpture.
« Je clos cette visite aux peintres en insistant sur l’envoi de Carrière. De plus en plus, son art recherche des ensembles et voisine avec la sculpture.
« Carrière aussi demanderait une longue étude. Au Salon du Grand Palais, très enveloppée, très sombre, avec une sensation émouvante d’intimité et de mystère, en cinq belles toiles, sa pensée vient à nous, haute, profonde, sûre.
« Tout autre est M. Eugène Carrière, le tragique poète des tendresses et des terreurs maternelles. C’est encore une mère, que cette Maternité, aujourd’hui, une mère douloureuse qui embrasse ses enfants, et, autour d’elle, penchée sur ses petits, et autour d’eux, ce morne brouillard, cette atmosphère de terreur qui baigne toutes les figures passionnées du peintre, comme de fatalité humaine! (suite…)
« La noblesse connaît ses ancêtres et leur œuvre, la bourgeoisie a tenu ses précédents en horreur et leur action. (suite…)
Le portrait n’est pas pour Carrière un genre à part, il est impossible de dire strictement où il commence, où il finit.
Gabriel Séailles (suite…)
Mon cher Carrière,
Permettez-moi de vous appeler ainsi. J’ai entendu avec plaisir hier soir Monsieur Dolent me racontant votre conversation avec lui qu sujet de mon portrait. (suite…)
J’ai besoin de vous dire combien je suis charmé de vos oeuvres de grand maître et de vous dire aussi combien je vous trouve en force. J’ai entendu dire que vous étiez malade. Raidissez-vous contre les absurdités! et défendez-vous contre tous les médecins. (suite…)